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Cornélius J.G. peintre de la Bretagne (Strasbourg 1880 - Ploubazlanec 1963)

Turpitudes

La galerie Stephan apprécie particulièrement le peintre inclassable qu’est Jean Georges Cornélius. « peintre d’ici-bas et de l’au-delà » (journal Le Gaulois)
Après avoir présenté il y a peu de temps ’’Adoration de l’enfant’’ peint en 1923 ; tableau plein de douceur et de sérénité (voir actualités), nous vous proposons un tableau beaucoup plus austère et plus rude, mais si troublant.
Sans titre référencé, ce qui est courant dans l’œuvre de J.G. Cornélius, la galerie a choisi arbitrairement mais sans hésitation, de nommer cette huile sur panneau : Turpitudes.
En effet, de quelles ignominies ces trois personnages portent ils les masques ? Quelles actions basses et honteuses ont-ils commises ? Les yeux baissés, le regard perdu ou menaçant, ils expriment la misère de ce bas monde.

« C’est amusant les petits hommes qui prennent leur cerveau au sérieux et croient à l’évolution, à la raison, à la colique ! Quelles misères ces vérités ! » (Jean Georges Cornélius)
Seul le Christ au dessus d’eux, semble irradier. Le regard plein de mansuétude, il les protège et les pardonne.
Si Cornélius se convertit au catholicisme en 1931, il a toujours été tenu ’’en lisière’’ par l’église et jamais il n’aura de commande importante venant d’elle. En 1934 il réalise un chemin de croix pour une chapelle à Villard-de-Lans à la demande de Geneviève Auffray.
L’artiste dit lui même : « Ma peinture ne plaît pas aux curés » et plus loin dans une lettre à Jean Kerleveo (1910-2000), alors abbé : « j’ai essayé de lutter contre l’art sulpicien, contre le Christ manucuré et frisé ».

Ce qui nous a séduit dans ’’Turpitudes’’, c’est le trait moderne, impertinent ; presque un trait de bande dessinée... Le côté iconoclaste est également très séduisant.
Nous pouvons rapprocher ce tableau d’une autre œuvre de Cornélius exposée au musée de Beauvais : ’’ L’inauguration’’ et reproduite p.6 dans « J.G.Cornélius, un primitif du XXème siècle. Éditions Apogée »
En 1949 Cornélius illustre pour Louis Bourdeaux ’’ Les fleurs du mal’’ de Charles Beaudelaire aux éditions Colbert. Nous y retrouvons également certains de ces faciès patibulaires.

En un mot J.G.Cornélius ne cherche pas à plaire. « Il joue d’une véhémente fusion entre l’hyper profane et l’hyper sacré (comme pour signifier que le premier est racheté et purifié par le second ?) » ( Jacques Foucard. La tribune de l’art. 18 février 2010).

Ce tableau est présenté à la galerie.

Galerie Stephan ~ 66 rue du Maréchal Joffre ~ 22700 Perros-Guirec ~ tel : 02 96 23 38 63 ~ couriel : galeriestephan@gmail.com