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Maurice Ménardeau (1897 - 1977) Peintre de Concarneau

  • Maurice Ménardeau (1897-1977) galerie Stephan Perros-Guirec

M. Ménardeau - le brûlage
du goémon

« Concarneau a un pittoresque irrésistible qui attire les artistes si fortement, qu’elle est connue comme la ville des trente ateliers et des trente usines à sardines »
Sydney Lough Thomson – artiste Néo-zélandais qui arrive à Concarneau en 1902.

Concarneau, port de pêche sardinier à l’activité intense, attire dès la fin du XIXè siècle de nombreux peintres de toutes les nationalités. Ils viennent de Paris, d’Irlande, des Etats-Unis, de Russie, de Nouvelle-Zélande , d’Autriche, de Norvège... On ne parle pas d’école mais du groupe de Concarneau. Les rapins y passent une journée, une semaine, un été, plusieurs étés consécutifs et parfois s’y installent. Peintres de plein air, tout est sujet pour eux : les quais aux scènes truculentes, grouillants d’activité, peuplés de vareuses rouges. La ville close véritable décor de théâtre qui enflamme leur imagination.
Si près de Pont-Aven mais si différente, Concarneau est un foyer pictural de première importance et incontournable en cette fin du XIXè. Pas de théorie comme à Pont-Aven, mais un certain académisme. Ici, à l’instar d’Alfred Guillou et de Théophile Deyrolle, on a plaisir à peindre un retour de pêche, un débarquement de poissons, les costumes de la fête des Filets Bleus, ou les locaux dans leurs tâches journalières.
Évoquons Harrison, Simmons, Butler, pour les Américains les plus célèbres ; mais aussi : Maurice Asselin,Pierre de Belay, Fernand Legout-Gérard, John Recknagel, Henri Guinier, Eugène Labitte, Charles Henri Fromuth, Lucien Victor Delpy, Achille Granchi Taylor..... la liste serait trop longue.
Les ateliers fleurissent dans tous les coins de la ville et Concarneau en garde encore les traces aujourd’hui : il suffit de lever la tête au hasard des rues pour apercevoir les verrières des anciens ateliers.

Maurice Ménardeau lui, découvre Concarneau en 1924. Il appartient à la deuxième génération des peintres de cette ville. Immédiatement séduit, il en fait son port d’attache, même s’il navigue sur presque toutes les mers du globe. A son arrivée, il rencontre Alfred Guillou, très âgé. Il se lie d’amitié avec Max Jacob et Lucien Victor Delpy. M. Ménardeau est nommé peintre de la marine en 1936.
Notre tableau : un brûlage de goémon, est un sujet récurrent en Bretagne. Ménardeau s’éloigne un peu du port et peint une scène familière, des gens simples au travail, et sans folklore.
La fumée blanche, les chemises blanches des hommes, les nuages blancs, donnent beaucoup de lumière à cette huile sur panneau.

« Nous sommes tous un peu héritiers de l’impressionnisme et ce que nous recherchons surtout, c’est la lumière. » ( Ménardeau )

Ce tableau est présenté à la galerie.

Galerie Stephan ~ 66 rue du Maréchal Joffre ~ 22700 Perros-Guirec ~ tel : 02 96 23 38 63 ~ couriel : galeriestephan@gmail.com